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Sud Presse

Sud Presse est riche de l'histoire de ses six quotidiens. La Meuse, La Nouvelle Gazette, La Province, La Capitale, Le Quotidien de Namur et Nord Eclair ont tous des racines profondément ancrées au coeur de leur région. Le groupe est né de la fusion de ces histoires et de ces expériences. Pour continuer à exister dans un contexte économique difficile, toute la presse belge a dû consentir d'indispensables sacrifices susceptibles de garantir sa pérennité. Au sein de Sud Presse, cela s'est traduit par deux restructurations (2000 et 2003). Elles ont permis de dégager les moyens et les investissements indispensables au développement de l'entreprise.

En mai 2002, tous les quotidiens du groupe ont pris un vrai coup de fraîcheur. Nouveau format (tabloïd), nouveaux outils de fabrication du journal, mise en page moderne. Plus que jamais, Sud Presse et sa Gazette des sports s'affirment comme le numéro 1 de la presse francophone. Une position renforcée encore lorsque Sud Presse reprend les éditions belges de Nord Eclair, le 15 mars 2004. Désormais, d'Arlon Bruxelles, de Verviers à Mouscron, les journaux de Sud Presse répondent présents dans toutes les villes et les villages de la partie francophone du pays. Depuis le 21 mars 2006, toutes les éditions de Sud Presse sont imprimées, en format Berlinois, sur les toutes nouvelles rotatives du groupe Rossel, à Nivelles. Un centre d'impression ultramoderne qui compte parmi les plus imposants au monde.

La Meuse

Le journal La Meuse a plus de 150 ans d'histoire. C'est durant la nuit de la Saint-Sylvestre 1856 que La Meuse fut fondée par quatre industriels passionnés : le banquier Nagelmackers, Félix Capitaine et les chevaliers Léon et Charles de Thier. Le premier numéro est sorti d'un petit atelier de la rue du Pot d'Or le 7 janvier 1856. Epais de quatre pages et tiré à mille exemplaires, il coûtait 20 centimes. Le premier portrait gravé au trait est apparu en 1872 ; la première photo en 1893 ; les premières rotatives en 1898. En 1910, apparition de la première rubrique sportive. Le journal s'étoffe. Dès 1928, La Meuse ouvre un bureau à Bruxelles. Pendant la Seconde guerre mondiale, La Meuse émigre à Bruxelles, puis à Paris et finalement à Nantes. Une édition clandestine est publiée d'octobre 1941 à août 1944. Dès la Libération, La Meuse crée des éditions régionales à Namur, Verviers, Huy, Charleroi et Luxembourg. En 1946, le quotidien bruxellois La Lanterne est racheté et devient l'édition bruxelloise du journal. 1966 constitue une date-clef : le 25 octobre, la famille de Thier cède La Meuse au groupe Rossel. Par la suite, sous la houlette du rédacteur en chef Paul Gabriel, le journal et ses différentes éditions se développeront considérablement et à continueront à s'ancrer dans les régions couvertes. La Gazette des sports naît en 1994. Elle devient le second cahier de La Meuse et des autres journaux régionaux du groupe Rossel. C'est le début des synergies rédactionnelles entre ces quotidiens, qui aboutiront à la création de la S.A. Sud Presse, le 16 décembre 1998. Dans les faits, c'est au printemps 2000 que La Meuse et ses partenaires fusionneront réellement pour former un groupe qui deviendra, d'emblée, le numéro 1 de la presse quotidienne francophone belge.

Elle devient le second cahier de La Meuse et des autres journaux régionaux du groupe Rossel. C'est le début des synergies rédactionnelles entre ces quotidiens, qui aboutiront à la création de la S.A. Sud Presse, le 16 décembre 1998. Dans les faits, c'est au printemps 2000 que La Meuse et ses partenaires fusionneront réellement pour former un groupe qui deviendra, d'emblée, le numéro 1 de la presse quotidienne francophone belge. Rajouter: Dernier changement en date: en juin 2008, le Quotidien de Namur, nom donné en 2002 à l'édition namuroise, revient à la case départ et redevient "La Meuse Namur".

La Nouvelle Gazette

La Gazette de Charleroi paraît pour la première fois le 22 avril 1878. Elle est alors l'organe officieux du parti libéral. Le titre, lui, avait déjà été utilisé brièvement vingt ans auparavant, en 1857, sous la forme d'une feuille électorale publiée par le libéral carolorégien Stainiez, alors candidat aux législatives. En 1877, quelque 153 personnalités libérales de la région de Charleroi fondent la Presse libérale de Charleroi. Celle-ci rachète les droits du Progrès de Charleroi, un journal lancé en mars 1869. Ils changent le titre de ce quotidien. La Gazette de Charleroi est née. Après la Première Guerre, La Gazette devient peu à peu un journal à dimension nationale. Il est en pleine expansion. En 1934, elle rachète La Province de Namur, journal fondé en 1907, ainsi que le tout récent quotidien bruxellois Sambre et Meuse. Un an plus tard, La Gazette crée son édition du Centre, à La Louvière. Pendant la Seconde Guerre, le journal tombe aux mains de l'Occupant et de ses collaborateurs, même si la majorité des journalistes choisissent de « briser leur plume ». Cela engendre la mise sous séquestre du journal à la Libération. Il peut toutefois reparaître dès le 1er mars 1945, sous le titre de La Nouvelle Gazette, histoire de rompre avec le passé récent. La Province de Namur devient Sambre et Meuse, tandis qu'à Bruxelles, Sambre et Meuse laisse la place à Liberté. Le journal souhaite être présent dans la région de Mons-Borinage. Il reprend La Province, qui avait été créée à Mons en 1907. En 1955, l'édition namuroise Sambre et Meuse devient Le Progrès. Dans les années '60, La Nouvelle Gazette abandonne son étiquette libérale pour devenir indépendant. En 1968, le groupe Rossel entre dans le capital et acquiert une majorité des actions. Une nouvelle société est créée : la S.A. de Presse et d'Editions. Le journal prend sans cesse de l'extension. En 1980, l'édition du Centre absorbe l'hebdomadaire sportif Balle au Centre. En 1987 naît l'édition Entre Sambre et Meuse, basée à Philippeville. Deux ans plus tard, celle du Brabant wallon voit le jour à Nivelles. Dans les années '90, c'est le début des synergies avec les autres journaux régionaux de Rossel (La Meuse, La Lanterne). Une rédaction nationale est installée à Bruxelles et une rédaction wallonne à Namur. En décembre 1998, comme les autres journaux régionaux de Rossel, La Nouvelle Gazette intègre le groupe Sud Presse.

La Province

Le 1er mars 1907, à 23 heures, les premiers exemplaires de La Province sortent de la presse de l'atelier de la rue de la Petite Guirlande, à Mons. L'initiative en revient à un groupe d'amis libéraux, qui se réunissaient au premier étage du café « La Belle Vue ». En août 1914, le journal est le premier quotidien belge à annoncer l'invasion de la Belgique. Pendant l'entre-deux-guerres, La Province fait vraiment partie de la vie quotidienne des Montois. Le 14 mai 1940, l'aviation allemande bombarde Mons. La Province est complètement détruite. A la Libération, la propriétaire du journal, l'association Propagande libérale, n'a plus les moyens d'assurer la production. Elle prend accord avec La Nouvelle Gazette de Charleroi. C'est là que La Province sera désormais éditée. Elle est, aujourd'hui, une des principales éditions du groupe Sud Presse.

La Capitale

Au début, La Capitale s'appelait La Lanterne, journal né du grand souffle de la Libération, le 19 décembre 1944, à l'initiative de la société SONODI, sur une idée du sculpteur De Soete. Deux ans plus tard, La Lanterne était reprise par La Meuse, qui en faisait son édition bruxelloise. En décembre 1989, davantage d'autonomie était accordée à La Lanterne, qui devenait alors un vrai quotidien régional bruxellois. C'est à ce titre que ce journal a intégré le groupe Sud Presse en l'an 2000 avant, en mai 2002, de changer de nom pour devenir La Capitale, signe tangible de modernisation du titre et de l'image de ce quotidien proche du vécu des habitants de la plus grande ville du pays.

Nord Eclair

Les racines de Nord Eclair se situent à Roubaix, la grande ville textile du nord de la France, proche de la frontière. En septembre 1944, à la Libération, à l'exception du journal catholique La Croix du Nord, tous les quotidiens nordistes sont interdits de publication: ils ont continué à paraître durant la guerre et les ordonnances prises par de Gaulle à Alger les ont condamnés. Mais de nouveaux titres naissent, lancés par des mouvements de résistance. C'est ainsi que Nord Eclair naît à Roubaix, créé par les « Résistants d'inspiration chrétienne ». Le premier numéro date du 5 septembre 1944 et présente, à la Une, une immense croix de Lorraine et en dernière page, le portrait du général de Gaulle. Si le prédécesseur d'avant-guerre, Le Journal de Roubaix avait une aire de diffusion limitée, Nord Eclair a de l'ambition: il lance une vingtaine d'éditions sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais. Il reprend aussi à son compte l'édition que son prédécesseur a créée dès les années '20, de l'autre côté de la frontière. Mouscron fait partie intégrante du bassin textile nordiste, et chaque jour, des milliers de travailleurs belges vont travailler dans les usines de Roubaix-Tourcoing. Pour Nord Eclair, les années '50 sont difficiles. Face à la concurrence de La Voix du Nord, le quotidien roubaisien, plus marqué politiquement, doit fermer, une à une, de nombreuses éditions non rentables. Alors, il se tourne vers la Belgique. Déjà présent à Mouscron, il crée une édition à Tournai en 1961. Pratiquant une information locale dynamique et abondamment illustrée qui tranche avec le visage sévère de ses confrères belges, Nord Eclair gagne des milliers de lecteurs. En 1969, il atteint Mons, où il ouvre sa troisième édition belge. Dans les années '80, Nord Eclair, entre-temps repris par le groupe Hersant (devenu la Socpresse), lance une nouvelle offensive, en rachetant Le Rappel de Charleroi et ses différentes éditions. Mais probablement, le journal roubaisien n'a-t-il pas les moyens de ces nouvelles ambitions, et l'expérience tourne court. La décennie suivante est celle des difficultés. Nord Eclair n'échappe pas à la crise de la presse quotidienne, et il a le handicap d'être, des deux côtés de la frontière, le journal minoritaire, face à des concurrents plus puissants. Sa taille ne lui permet plus de survivre en tant que tel. L'année 2004 marque la fin du parcours franco-belge: le 15 mars, les éditions françaises passent dans le giron de La Voix du Nord, tandis que celles du Hainaut belge rejoignent Sud Presse, le pôle régional de Rossel. L'aventure journalistique continue sous d'autres formes…

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